mardi 24 janvier 2012

Mes découvertes de janvier!


Bonjour à vous! Me revoilà après plusieurs semaines d'absence. Ce que j'aime de ce blogue, c'est justement ça. J'y viens quand j'ai envie d'écrire.

Comment se passe mon défi à près d'un mois de la fin? Plutôt bien. Honnêtement, mon moral est très bon. c'est plus facile maintenant qu'au début. Je vous conseille vivement d'entreprendre un tel défi. Juste pour diminuer ce désir que nous avons de toujours vouloir plus.  Je ne suis pas guérie totalement, mais je pense que cette année m'aura fait comprendre bien des choses sur moi-même. Il y a des choses, comme celles-là, que je garderai pour moi si vous permettez.

Dans les dernières semaines, je me suis même découvert une nouvelle passion. Je dessine aux pastels.... Je suis une débutante, mais ce passe-temps me sert de soupape, ce à quoi le magasinage me servait avant...

J'ai envie aujourd'hui de vous faire part de deux découvertes en matière de vêtements éthiques. Voir de nouvelles marques naître est bon pour mon moral. Je ne suis pas une espèce rare. Nous sommes sûrement de plus en plus nombreux à rechercher des produits éthiques.

U love green

Je dois vous avouer que j'ai à m'acheter des sous-vêtements.  Évidemment, ils seront neufs :) Mais ce défi m'a permis de découvrir une marque d'ici, qui fabrique ses sous-vêtements ici et qui en plus utilise du coton biologique. Cette marque c'est U Love green . En plus d'être écologique, la designer de U love green propose des choix très stylisés. Ce n'est pas toujours le cas des lignes écologiques. Souvent, nous avons à faire des compromis.  Particulièrement en matière de sous-vêtements. Souvent les modèles proposés ont un look sport, un peu moins féminin. Ici, c'est le meilleur des deux mondes. Les prix? Entre 22 $ et 65 $. Très heureuse de ma découverte.

U Love green


Kitsh Kat

C'est beau, c'est frais, c'est fait de matières recyclées, c'est Kitsch Kat, la marque de la comédienne Catherine Florent. Je suis tombée en amour (c'est peut-être fort comme mot, mais bon!) avec les foulards. On ne parle pas ici d'une écharpe conventionnelle. Elle se tranforme en boléro grâce à un design ingénieux. Ceux qui me connaissent savent que c'est ce qu'il me faut au bureau :) Vous trouverez aussi une ligne très colorée pour les enfants. Mettons un peu de vie dans notre hiver!


Foulards-boléros
Kitsh Kat: des vêtements transformables!

Et vous, avez-vous des découvertes pour moi?

lundi 12 décembre 2011

Ma confession de Noël


Avec Noël viennent les fêtes de bureau. Vous savez, ce moment magique qu'il vaut mieux vivre le plus sobrement possible. Sobrement en termes d'habillement, mais surtout alcooliquement parlant. 

Cette courte  introduction pour vous dire qu'il y a deux semaines, à quelques jours de mon party de bureau j'ai eu le sentiment de ne pas être tout en fait en symbiose avec mon défi. Je m'en confesse devant vous aujourd'hui :)

Ma virée à la friperie!

Pour cette fameuse fête je devais porter une vieille robe (le mot vieille n'est peut-être pas le plus approprié!), mais la veille de cette fameuse soirée j'ai eu envie de me trouver de nouvelles chaussures. De belles chaussures qui viendraient compléter ma tenue et surtout qui viendraient me contenter.  Je décide donc un vendredi, sur mon heure de dîner, de me diriger à la Divine Friperie afin de me trouver des chaussures. Mais voulez-vous me dire pourquoi j'ai eu cette idée? C'était écrit noir sur blanc que j'allais sortir de là avec des vêtements. Des vêtements usagés oui, mais des vêtements dont je n'avais pas réellement besoin.

C'est à la caisse que le sentiment de m'être trahi m'a envahi. Un sentiment de doute qui est venu se déposer dans ma gorge. Le même sentiment qui m'a poussée à faire ce défi. Je suis persuadée que vous l'avez déjà ressenti. Un petit regret qui vous tenaille pour quelques heures, quelques jours.

Je suis donc partie de la boutique les mains pleines. Est-ce que j'ai trouvé les chaussures pour accompagner ma  «vieille robe»? Euh...J'ai trouvé une nouvelle vieille robe «léopard».

Donc, en plus d'avoir eu l'impression de m'être trahie dans mon défi, j'ai dû assumer et porter une robe en léopard :).

Mais ce qui a de bien avec mon aventure à la friperie, c'est que j'ai trouvé de petites merveilles à des prix doux. Ce qui a eu pour effet de convaincre plusieurs de mes collègues d'adopter de temps en temps les friperies! 


Et vous, vous arrive-t-il parfois de regretter un achat?

dimanche 20 novembre 2011

Recyclons Noël!

Noël c'est demain. Et pour être franche, je ne suis pas excitée par Noël. C'est peut-être mon objectif de diminuer ma consommation qui me donne une petite nausée en pensant à cette fête. En effet, à part les magasins qui s'en mettront plein les poches, les montagnes de papier qui seront gaspillés, les décorations parfois douteuses et  la présence de nourriture en quantité industrielle qui sera jetée, je ne vois pas où est la féerie des fêtes. Ah, vous me direz que tout ça changera lorsque j'aurai des enfants. Que je voudrai moi aussi créer une ambiance extraordinaire pour sceller des souvenirs mémorables dans la tête de mes gamins... Et vous avez peut-être raison.

Mais pour le moment, je sors souvent déçue, pour ne pas dire frustrée du temps des fêtes. À 28 ans, je cherche la signification de cette fête. Au fond de moi, je cherche la différence entre cette journée et les 364 autres de l'année. Un prétexte de se réunir en famille? Oui, heureusement. Une façon de dépenser trop? Sûrement. À quelques jours de Noël, je tombe moi aussi dans un état second, je veux faire plaisir et le budget prend le bord. Mais après Noël, qu'est-ce qui reste vraiment de ce désir de faire plaisir? Un compte de carte de crédit surprenant? Est-ce que l'orgie de cadeaux est réellement nécessaire? Est-ce qu'il a d'autres façons de faire plaisir?Avez-vous déjà songé à un Noël sans acheter de cadeaux?

Mon défi d'une année sans m'acheter de vêtement neuf m'a appris une chose. Il y a d'autre façons d'être heureux que de consommer à outrance. Recevoir les produits du catalogue Sears au grand complet ne rendrait personne heureux. Recevoir un cadeau réfléchi et personnalisé peut par contre donner un sens complètement différent à Noël.  Je pense que la première étape du magasinage du temps des fêtes devrait être de réfléchir aux besoins réels des personnes que nous chérissons. Si quelqu'un a besoin de temps, pourquoi ne pas lui en offrir. Voici quelques idées de cadeaux pour un Noël différents et plus vert. D'autres idées suivront dans quelques jours.


1. Salon des artistes-récupérateurs
Présentée du 2 au 4 décembre, la sixième édition du Salon des artistes-récupérateurs réunira 50 exposants animés par une même démarche artistique et environnementale. Ce grand événement éco-responsable propose aux visiteurs de découvrir des objets décoratifs et utilitaires, des vêtements, des bijoux et des accessoires faits de matières récupérées! Il s'agit d'une occasion unique pour trouver des cadeaux originaux et fabriqués à partir de matériaux récupérés! Voici ce que vous pourrez retrouver:


Besace.ca Sac fait de chambres à air recyclés. Idéal pour amateur de vélo :)



Thermotoutou.com Idéal pour soulager la douleur  des petits et des grands enfants. Entre 20 et 30 $.

2. Une livraison de produits du traiteur Cuistot et Marmiton, Châteauguay:

Cuistot et Marmiton vous offre des mets cuisinés tradionnels et gourmets. L'entreprise privilégie les produits frais, une cuisine du terroir et tire parti de ce que la nature nous offre à chaque saison.

3. Des livres usagés? Pourquoi pas?
Évidemment, vous pouvez acheter des livres neufs, mais pourquoi ne pas fouiner dans les boutiques de livres usagés. Vous y trouverez, très souvent, des livres en excellente condition qui feront le bonheur de toute la famille, et ce, pour une bouchée de pain.

4. Coin dressing
Je reviens sur ce super concept de friperie en ligne. C'est l'endroit idéal pour trouver de véritables trésors comme neufs. Bijoux, vêtements, chaussures, etc. Pour avoir déjà acheté par ce site, vous serez surpris de la qualité des articles. Vous pourrez aussi vous départir des cadeaux que vous n'aimez pas via ce site. Mais je vous jure que ça, je n'ai jamais fait ça ;)

5. Un cours de cuisine à partager!
Inviter une personne que vous aimez à partager un moment avec vous. Vous pouvez opter pour un spectacle, une soirée au cinéma et pourquoi pas un cours de cuisine? Plusieurs options s'offrent à vous dont des cours parents et enfants :


Atelier et Saveurs
Académie Culinaire
La guilde culinaire


D'autres suggestions à venir. Si vous avez  d'autres idées de cadeaux écolos, il me fera plaisir de les partager!!

En terminant, je vous invite à lire un super blogue que j'aime beaucoup lire qui parle justement de consommation responsable!










vendredi 14 octobre 2011

Chaussures responsables


Mon défi m’ouvre les portes d’un monde nouveau. Je suis de plus en plus à la recherche de l’objet parfait. Celui qui me plaira, qui plaira à la nature mais qui offrira  aussi un juste salaire à son artisan.  Et ce n’est pas toujours évident. Depuis 6 mois, je vous parle de mon objectif de diminuer mon empreinte écologique, mais je ne me suis jamais arrêtée à ce qui me permet de garder les deux pieds sur terre : mes chaussures.  Comment avoir du style tout en respectant l’environnement? Les friperies restent une belle alternative, mais si vous avez envie d’avoir un produit neuf issu d’un commerce plus responsable, voici mes petites suggestions.

Je tiens à préciser que je ne suis pas une spécialiste en développement durable.  Cependant, les produits que je vous suggère semblent être de belles solutions aux produits disons plus traditionnels.  Partagez vos trouvailles et vos opinions ici!

  El Naturalista
En plus d’être belles, très belles, les chaussures El Naturalista laissent une jolie empreinte écologique. En effet, les semelles sont  faites de caoutchouc naturel recyclé, ainsi que de teintures 100% végétales. L’ensemble des modèles sont fabriqués en Espagne par des artisans. Évidemment, attendez-vous à payer le juste prix pour ce produit unique. Voici mes préférées de la collection automne 2011 :


 Kamik (bottes pour hommes, femmes et enfants)

Kamik tient à respecter la terre et l’humain. Voici quelques gestes concrets en environnement de cette entreprise :



  • Kamik fabrique annuellement plus de 2 millions de bottes entièrement recyclées
  • Les  doublures de botte de Kamik sont faites de fibres de polyester et de polypropylène recyclée
  • Tous les produits fabriqués dans leurs usines de moulage par injection de Montréal (Qc) et de Littleton (NH) sont 100 % recyclables
  •  Leurs usines de moulage par injection fonctionnent à l’hydroélectricité et sans aucun combustible fossile.
  •  L'ensemble de leurs équipements sont refroidis à l’eau recyclée. Sur leur toit, une tour de refroidissement munie d’un système de distribution à circuit fermé recueille l’eau, la distribue, la recycle et la réutilise
  •     L’huile des pompes hydrauliques est filtrée, récupérée et réutilisée
  •     Les résidus de bottes sont recueillis et réutilisés pour éliminer tout gaspillage
  •     Elle a trois unités de production : à Montréal (Québec), à Hamburg (Ontario) et à Littleton (New Hampshire).



Chaussures Veja
Chaussures de sport éthiques faites en coton biologique et en caoutchouc naturel. Ces chaussures de sport sont fabriquées dans une coopérative brésilienne qui offre aux ouvriers de bonnes conditions de travail. Elles me donnent presque envie de faire du sport J ou du moins de ressembler à une sportive. Vous pouvez les acheter à la boutique montréalaise Rien à cacher. Voici de quoi vous inspirer :
DOMINGO GRAFITE GREY STONE LAGOONTAUA LEATHER CAFEGRAMA WHITE ROUILLE GUM SOLE
Avez-vous d'autres marques «responsables» à me suggérer?

mardi 20 septembre 2011

Ma visite chez Bleu Urbain






Le 3 septembre, cela a fait 6 mois que j'évite les magasins de vêtements neufs. Je devrais plutôt dire, voilà 6 mois que je m'amuse à découvrir d'autres façons de m'habiller. J'ai découvert de nouveaux éco designers, des friperies réelles et virtuelles, etc. Je me suis en quelque sorte libérée de magasiner dans les boutiques de vêtements neufs. Mais n'allez pas croire que je ne trouve pas mon défi difficile... Je vous parlerai de mes difficultés rencontrées dans mon prochain billet.   

Pour fêter la moitié de mon parcours, j'ai envie de vous parler d'une toute nouvelle boutique! Oui, oui, je sais... Je me trouve drôle de vous parler d'une boutique alors que je viens de vous parler que je suis heureuse de m'être libérée du magasinage. Mais cette boutique est complètement différente de ce que l'on peut trouver sur la Rive-Sud. Voici le compte-rendu de ma visite et quelques photos! 

Hier j'ai eu le bonheur de me rendre à l'inauguration officielle d'une toute nouvelle boutique, Bleu Urbain,  dédiée au thé et aux créateurs québécois (bijoux, vêtements, accessoires de cuisine, accessoires pour enfants, etc.)
 
J'avais vraiment très hâte de découvrir cette boutique qui est à 1 kilomètre de ma maison et qui sur papier avait tout me charmer (j'y suis allée pieds!) Et j'ai été charmée! Charmée par le décor chaleureux, par le choix des propriétaires de mettre en valeur le travail des artistes et des artisans du Québec, charmée par la grande salle d'essayage et surtout charmée par le bar à thés! 

Je me suis frayée un chemin à travers la foule venue comme moi assister à la naissance d'une boutique unique dans le secteur. J'ai observé les bijoux en quantité phénoménale, j'ai regardé les accessoires de cuisine un par un m'imaginant le travail que cela devait demander pour créer ces œuvres d'art et j'ai passé beaucoup beaucoup de temps à regarder les vêtements des éco designers.

Et c'est là, comme une belle surprise que j'ai rencontré la designer de la marque
Musky. Passionnée, elle m'explique son parcours et la philosophie derrière sa marque. En plus d'être éco-reponsables, les vêtements Musky sont sublimes et confortables. La mission de la marque? Donner une deuxième vie aux vêtements, apporter de la joie et du sex-appeal aux femmes qui les portent! C'est pas une belle mission ça?

J'ai aussi eu le bonheur de rencontrer une designer de la marque
Claudia Bijoutia qui créé des bijoux à partir de matériel informatique recyclé. Je retournerai m'acheter la bague faite à partir d'une touche de clavier (son nom? une touche de féminité!). Et je vous le dis tout de suite, il y a beaucoup de recherche dernière son travail!

Comme c'était jour d'inauguration officielle, je n'ai pas eu la chance de profiter du bar à thé. Mais je peux vous dire que le décor est invitant et que je me vois bien y passer un bon moment, seule ou en groupe!

Ce que j'aime le plus de la boutique :

-La présence d'éco-désigners
-L'aménagement de l'espace
Ce que j'aime moins :
-
L'envie que cette boutique me donne de tout acheter :)
-Personnellement, j'aimerais une plus grande section vêtements

 J'ai acheté deux morceaux fabriqués de matières recyclées:

Mon premier coup de coeur est allé pour
un boléro de la marque Créations Encore. 

Mon deuxième coup de coeur est allé à un magnifique chandail de la marque Musky. Quand la designer trouve qu'il vous va bien, comment  résister?  


À deux pas de chez moi, il y a maintenant une boutique qui m'offre des produits de qualité, uniques et ce, à juste prix.
 
Et vous, irez-vous visiter cette boutique? J'attendrai vos commentaires!

Adresse de Bleu Urbain : 765, Chemin St-Jean, La Prairie

mercredi 6 juillet 2011

Fig : la raison d'une possible rechute!

Hier, dans une cabine d'essayage, en panique, j'ai dû appeler mon chum qui m'a sauvée d'une rechute certaine. Qu'est-ce que je faisais dans un magasin, moi qui a le défi de ne pas acheter de vêtement neuf d'ici le mois de mars 2012? Voici l'histoire.

Je me suis arrêtée chez Atmosphère pour trouver quelques accessoires (savon, sac, gourde, etc) afin d'être prête pour mon voyage en Angleterre et en Écosse que je suis sur le point d'entamer. Mais comment rentrer dans un magasin où il y a des vêtements sans être tentée d'en essayer alors que je me prive de ce plaisir depuis 4 mois déjà?

Mon plan était clair. Je prenais une grande inspiration. Je rentrais dans la boutique. Je trouvais les produits sur ma liste en évitant de regarder les vêtements. Je passais à la caisse. Je partais. Je me remettais à respirer.

Mais là, arriva ce qui devait arriver. Mon regard est tombé sur la ligne de vêtements Fig Clothing, des vêtements que j'affectionne particulièrement. (J'ai pratiquement porté ces vêtements pendant toute mon aventure en Espagne l'an passé. Ce sont pour moi des vêtements indispensables pour toutes celles qui aiment voyager!)
Et là, sans courage, sans détermination j'ai attrapé une merveilleuse robe parfaite pour le voyage que je ferai dans les prochaines semaines...Confortable, légère et idéale pour prendre le thé à Londres ou encore pour visiter le Château d'Édimbourg. J'ai cette merveille sur moi, je me trouve belle et là, me revient en tête un défi un peu fou que j'ai eu l'idée de relever. C'est à ce moment que je téléphone à mon conjoint et que je dis adieu à cette pièce de vêtement que j'aime tant.

Qui a dit que mon défi serait facile? Alors, pour toutes celles qui peuvent se procurer des vêtements et qui ont le projet de partir en voyage prochainement, je vous invite à découvrir les produits Fig Clothing.  J'apprécie surtout l'élégance des coupes et le confort extrême!!! En plus, ces vêtements sont fabriqués à Montréal! Pourquoi ne pas encourager une entreprise bien de chez nous.

Ne me reste plus qu'à espérer qu'une âme charitable m'offre cette belle robe dans la taille XS avant mon départ dans deux semaines! C'est beau rêver :)


Moi en Espagne portant un ensemble Fig Clothing
 

samedi 25 juin 2011

J'ai 13 ans.......


Bonjour! Me revoilà.
Aujourd'hui, je fais un retour en arrière. J'ai 13 ans. Je suis au secondaire I. Mon corps change, j'ai un léger surplus de poids, je ne me trouve pas belle. Je parle légèrement à la française (résultat de cours de théâtre et de diction), le fer plat n'existe pas (j'ai donc une boule sur la tête)... ça va mal :)
J'aimerais tant avoir les moyens de m'acheter des vêtements de marque. Parce que dans ma tête j'associe vêtements de marque à belles personnes, à popularité. Pour moi c'est clair, si je pouvais perdre du poids et avoir de beaux vêtements, je serais heureuse et bien dans ma peau. Dans ma tête de fille de 13 ans, l'équation est simple.
Malheureusement, je ne pouvais pas avoir les vêtements que j'aurais voulu. Non. Je vivais toute seule avec ma mère qui travaillait très fort pour m'offrir déjà beaucoup. Des cours de théâtre, des cours de danse à claquette, des cours privés de mathématique, un repas au resto le jeudi soir, beaucoup de temps, etc, etc. Mais à 13 ans, on ne voit pas les choses de cette façon. On veut se fondre au moule. On veut être identique à nos amis. Faire le moins de vagues possible. On ne voit pas que derrière ces vêtements de marque se cache des êtres humains qui souhaitent eux aussi être différents. On les envie sans savoir ce qui se cache dernière ces étiquettes. À 13 ans, on veut toujours autre chose que ce que l'on a. Je n'étais pas reconnaissance de tout ce que j'avais.
Et oui, petite je souffrais d’une maladie grave que je croyais incurable: l’envie. Ce virus si puissant a achevé tous les bonheurs qui se sont présentés à moi. Plutôt que de savourer le moment présent, je bavais devant ceux des autres que je croyais plus grands et plus beaux. J’ai passé beaucoup trop de temps à me demander pourquoi je n’étais pas les autres. J’ai guéri de ce mal après plusieurs désillusions, après que les images que je m’étais créées de telle ou telle personne se soient fracassées dans une vérité si criante que je devais me rendre à l’évidence que même mes héros d’enfance étaient des êtres ordinaires. L’apprentissage de cette vérité a été bénéfique puisqu’elle m’a permis d’accepter l’ordinaire en moi et ainsi être en mesure d’apprécier les autres sans cette envie maladive qui tue trop souvent les relations humaines.
On passe beaucoup trop de temps à se regarder, à se comparer, à tricher et pas assez à parler de notre vérité.
Je n’ai pas toujours compris ce que l’amour de soi signifiait. J’ai longtemps cru qu’à force d’aimer notre propre reflet on finissait inévitablement par s’y noyer. Je sais maintenant qu’aimer l’autre n’est possible que si l’on s’aime dans toute la splendeur de nos qualités et de nos défauts, que seulement si l’on prend conscience des envies qui nous tenaillent. L’amour de l’autre ne résiderait-il pas dans ce dernier commandement?
Aujourd'hui, à 28 ans, je commence à m'aimer comme je suis. Je commence à me trouver belle. L'envie d'être quelqu'un d'autre est beaucoup moins présente. Parce que je sais maintenant que l'image n'est pas toujours la vérité. Mon défi m'aide à davantage m'apprécier comme je suis. Les cheveux en broussaille, peu maquillée, lunatique, comique, sensible, colorée, etc, etc. À 13 ans, on ne voit pas et surtout on n'aime pas ce qui fait notre différence.
 Et vous, à 13 ans, quelle était votre perception de vous-même?